mardi 1 décembre 2009

Une semaine après j'ai toujours la tête à Soissons... petit retour au pays de ceux qui donnent vie à nos rêves !

La première fois que Damien m'a parlé de son idée de lancer un salon des blogs culinaires, c'était un soir d'été autour d'un verre à la cave de 75cl. C'est là qu'au bout d'un moment il nous a lancé ça comme ça, un peu comme il nous disait tiens on va s'ouvrir une autre bonne bouteille, j'ai envie de lancer un salon des blogs culinaires à Soissons...
Je me souviens de l'avoir regardé avec un air inquiet, mais aussi qu'il avait une petite lumière au fond des yeux, une petite lumière qui m'a fait penser tout de suite... il va le faire en plus ! Et c'est sans doute ce que j'aime avec le garçon et toute la bande des 750g, parce qu'ils ne font pas que rêver, ils donnent vie à leurs rêves et aux nôtres... Et quand ce premier soir, après nous avoir raconté un peu son projet, il a ensuite ajouté, tu viendrais... la petite lumière qu'il avait allumé dans mon œil était déjà une réponse.
Et la semaine dernière, c'était la deuxième édition, déjà.
Encore une fois je n'ai pas vu passer le temps, et quand je suis remonté dans ma petite auto pour rentrer chez moi, j'avais les yeux en position plein phares !
Il faut dire qu'il y a tout ce que j'aime dans ce petit coin de Picardie.
Là-bas j'ai passé le week-end sans presque toucher terre, avec Damien et tous les 750g, toujours prêts à sauver le pauvre blogueur perdu et sans défense qui ne sait plus ni quand ni quoi ni qui... il ne sait plus rien quoi ! Heureusement pour lui il y a toujours un sourire pour lui répondre, souvent celui d'un de ces jeunes étudiants du lycée qui nous ont accompagnés, chouchoutés, rassurés... et qui ont surtout apporté un foutu supplément d'âme à toute cette affaire.
Et puis il y avait la tribu des blogueuses et des blogueurs culinaires avec laquelle je suis si bien.
Bien à boire des cafés au matin en prenant des nouvelles des uns et des autres, de ceux qui ne sont pas venus, des femmes, des hommes et des enfants, de la vie quoi ! Et un peu de bouffe bien sûr... Bien à me mettre dans le coin de la porte à regarder leurs gestes, leurs mains qui s'activent à préparer, leurs mots quelquefois maladroits mais toujours tellement passionnés.
Bien à aller vers ceux que je connais avec toujours la même question, quoi d'neuf depuis l'année dernière ?
Bien à découvrir toutes celles et ceux que je ne connaissais pas encore, en essayant de regarder discrètement les badges, et puis en levant le sourcil en me disant, alors c'est elle que je lis depuis si longtemps... ou c'est elle que je vais aller lire très prochainement...
Bien à découvrir toutes ces senteurs et toutes ces saveurs... bien à voyager des Ardennes jusqu'au Liban, de cette Belgique que j'aime tant jusqu'à cette Inde qui me touche tout autant... et à voyager aussi à travers le sucre et le sel, l'amer et l'acide... à voyager dans vos plats.
Bien à cuisiner avec Stéphanie et avec celles et ceux qui ont partagé la réalisation de ma recette...
Bien simplement parce que la cuisine c'est ce qu'elle devrait être partout, convivialité et partage !
Et puis en plus de tout ça il fallait compter sur le sourire de Benoît Molin, toujours prêt à donner du temps à une blogueuse qui le sollicite, l'équipe des Lessieurs qui avec complicité et talent nous a entraîné sur la piste des émulsions, Isabelle Rozenbaum et son œil toujours prêt à immortaliser l'instant culinaire ou plus généralement celui de la vie... et plein d'autres choses...
ça et tellement d'autres choses que j'en ai oublié de cuisiner !
Alors juste un dernier mot, à l'année prochaine !!! Vous me manquez déjà...


















Mais pourquoi, et dire que j'aurais pu dire non à... faut dire que je n'ais jamais su dire non à Damien ! Est-ce que je vous raconte ça..

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mercredi 25 novembre 2009

Voyage au pays où les avions mangent du chocolat à la recherche du dessert de demain !

La semaine dernière, c'était ma journée sortie et du coup jeudi je suis allé voir les avions du côté de Roissy et la naissance d’un dessert au chocolat avec une bande de blogueuses et de blogueurs. Enfin ça a d'ailleurs failli finir avant même de commencer...
Il faut dire que, toujours aussi doué, j'avais choisis d'aller à mon rendez-vous avec ma petite auto, un rendez-vous à 9h du mat' en plein centre de Paname, un truc que même le bas ardéchois qui n'est jamais venu à la capitale sait qu'il ne faut pas faire ! Comme quoi un peu de jugeote ardéchoise ne me ferait pas de mal... Quoi qu'il en soit je me suis donc retrouvé à faire mon Nicolas Hulot… queuuchhh suis à trois kilomètres quuuueucchhh traverse passage clouté peuplé de petites dames à caddie, une espèce rare de prédateur du pare-choc terriblement dangereux queuuuuuch... D'une main le téléphone avec Audrey au bout, prête à m'atomiser si je tardais une demi seconde de plus, et de l'autre le volant et à fond à fond à fond... quand Audrey m'attends ma Fiesta se sent l'âme d'une Feurrari, enfin une petite qui aurait du mal dans les côtes.
Et puis finalement je me suis quand même retrouvé dans le bus…
Et c’est comme ça que quelques temps plus tard, nous sommes arrivés dans le terminal du pays des avions et que nous nous sommes retrouvés à habillés comme pour l’accouchement de mon hamster dans la cuisine centrale de l’aéroport. Et la tenue était de circonstance puisque nous allions assister à la naissance de cinq desserts, là juste devant nos yeux.
Dire que j’aime les cuisines et les cuisiniers, ce n’est pas le mot… Si je pouvais je vivrais dans une cuisine entouré de cuisiniers. J’ai l’âme d’un Rémy le petit rat de Ratatouille, et une simple couchette dans un placard m’irait… Et là, la cuisine était de celles où un 380 pourrait décoller, avec une véritable tribu de cuisiniers à s’activer frénétiquement ! Et ça coupait, et ça pressait, et ça remplissait, et les desserts apparaissaient comme dans l’apprenti sorcier envahissant la table et les plateaux et les bras…
Toute cette agitation s’expliquait par le pari du jour, nous faire goûter les 5 desserts que le "Foodlab", le laboratoire d´innovation culinaire SSP (Select Service Partner) et Aéroports de Paris ont proposés à 200 passagers lors d’un test à l’aveugle afin de choisir le nouveau dessert de Paris-Charles de Gaulle.
Cinq desserts à chaque fois proposés par cinq chefs venant tous d’horizons…
- Le Croc Belle Hélène, par le chef français Stéphane Cathelin,
- La Soupe de chocolat à l’anis, croûtons et gressins au pain d’épices « Spice Chocolate » par le chef norvégien Tore Kristian Olsen,
- La Forêt Noire déstructurée par le chef hollandais Peter Van Den Bos,
- Le Choco Matcha tea par le chef danois Nicolaï Poulsen,
- Le Chocolate Burger « Don’t touch my Burger » par le chef anglais Sindy Kam Cheong.
Et moi après la dégustation j’ai carrément fondu pour la soupe au chocolat à l’anis… mais maintenant c’est aux passagers de choisir !



Diffusion vidéo sponsorisée
Et comme la recette de Tore Kristian Olsen m’a vraiment séduit j’en ai fait ma propre version…
Chocolat crémeux à l’anis :
Ingrédients : 120g de chocolat noir – 20cl de lait – 1càc rase de maïzena – 1càs de sucre en poudre – ¼ de càc de graines d’anis vert (ce sont les petites graines que l’on voit sur le chocolat)
Faites chauffer le lait puis ajouter l’anis et laisser macérer pendant 15 à 20 minutes puis filtrer-le.
Ensuite faites fondre le chocolat et réchauffer le lait au micro-onde.
Quand tout est bien chaud, délayer le chocolat dans le lait. Ajoutez toujours en mélangeant, de préférence au fouet, la maïzena et le sucre. Versez alors le tout dans une casserole et chauffez à feu moyen et sans arrêtez de tourner laissez épaissir, jusqu'à obtenir une consistance de crème anglaise.
Servez dans des grandes tasses avec pourquoi pas quelques un des mes biscottis…
Biscottis comme des pains d’épices

Ingrédients : 400g de farine – 150g de sucre en poudre – 30g de beurre – 3oeufs - 100g d'amande (Merci Amandine !) - 50g de pistaches – 50g de cranberries séchées – 2càc d’épices à pain d’épices – ½ càc de levure chimique – ½ càc de bicarbonate de soude.
Mettez le sucre en poudre et le beurre dans le bol d’un mixeur et battez le tout. Ajoutez ensuite les œufs un par un en mélangeant bien à chaque fois.
Mélangez dans un petit saladier, la farine, la levure et le bicarbonate. Versez le tout dans le bol du mixeur et mélangez de nouveau. Tout en laissant tourner ajoutez les pistaches, les amandes et les cranberries, finissez en ajoutant les épices.
Une fois que le tout est bien mélangé mais sans insister, posez la pâte sur une table de farinée. Roulez-la en forme de boudin, puis posez le boudin, que vous aurez éventuellement coupé sur la longueur, sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé.
Enfournez à 180° pendant 25minutes.
Retirez du four puis laissez tiédir une dizaine de minutes sur une grille.
Coupez alors de biais le boudin en tranches d’environ un centimètre. Posez les tranches à plat sur la grille couverte de papier sulfurisé puis enfourne- les de nouveau dans un four préchauffé à 150° pendant 20minutes. Après vous n’avez plus qu’à laisser refroidir et à manger avec… un bon chocolat à l’anis par exemple !


Mais pourquoi, et finalement les avions ça mange du chocolat ??? Est-ce que je vous raconte ça…

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lundi 23 novembre 2009

Et si la cuisson vapeur ne rimait avec cuisine fraîcheur et savoureuse… Neff combiné-vapeur, le grand test !

Dans mon genre j'ai toujours été un visionnaire… dans mon genre… J'ai toujours eu, dans le domaine de l'objet qui va devenir indispensable et faire partie de notre quotidien, le mot juste et le choix judicieux. C'est comme ça que dès que j'ai vu le premier appareil photo numérique, j'ai tout de suite dit, tout de suite su que… ça marchera pas, elle est où la pellicule d'abord, ça moi j'vous l'dis marchera pas ! Le mot juste et le choix visionnaire... Et j'ai dit la même chose pour les GPS, des dames qui te disent ton chemin, marchera pas ! Et pour L'Iphone, un marchand de pommes qui fait des téléphones, marchera pas ! Du coup maintenant je deviens prudent et quand Neff m'a proposé de tester son four combiné-vapeur je n 'ai pas eu le temps de dire marchera… qu'une de mes petites voix intérieures m'a arrêté d'un, essaye et tu parleras après pour une fois !

C'est ainsi que je me suis retrouvé dans un joyeux atelier entouré d'une bande de blogueuses pendant lequel la dynamique Nelly et l'équipe Neff nous a montré comment devenir les maîtres de la vapeur. Et que quelques temps plus tard le four combiné-vapeur est arrivé chez moi.
Là, j'ai tout fait comme Nelly nous avait montré… enfin presque, j'ai fait aussi un peu à ma façon, j'ai commencé à lui parler… Je sais bien que les objets ne parlent pas et qu'ils n'entendent même peut-être pas, mais on ne se refait pas… Mais comme ma mission n'était pas que de lui faire la causette, j'ai relevé mes manches et je me suis lancé dans mon grand test. J'ai posé sur la table poisson en filets, légumes bien frais, pizzas congelées… bien décidé à avoir une grande discussion culinaire avec ce nouvel ami.
Presque naturellement quand je me suis retrouvé devant lui, j'ai attrapé un petit filet de poisson, je l'ai roulé joliment, mis dans une assiette, et alors que j'étais prêt à l'enfourner ces foutues petites voix que j'ai dedans ont commencé à se mêler de l'affaire…
Poisson vapeur nature c'est tout ce que tu as trouvé ! Après tu n'as qu'à faire une carotte vapeur pendant que tu y es ! Je me suis gratté la tête en regardant mon poisson, pourtant vapeur poisson, poisson vapeur, ça le fait ! J'ai évité de penser que la carotte devait bien suivre, comme si les voix pouvaient m'entendre et je me suis surpris à lui répondre, tu voudrais quoi je vais pas me faire un rôti à la vapeur quand même… quand même… Et puis sachant ce qu'allait me dire la petite voix après avoir cuit mon poisson, je suis allé chercher le joli rôti de porc qui attendait dans mon frigo son tour de rôtisserie.
Je l'ai alors un peu arrangé, je lui ai fait un joli nid d'herbe pour qu'il ne se sente pas trop seul, je l'ai bien salé et bien poivré et je l'ai enfourné à regret me disant que l'Angleterre avait bien survécu à la viande bouillie… Et je l'ai enfourné et quand le four à sonné, j'ai ouvert. Là, j'ai retrouvé mon rôti tout doré et tout fondant même temps, étonnamment tendre. La chance du débutant que je me suis dit…
Alors je suis devenu frénétique et je ne lui ai rien passé, saumon au fenouil et aux herbes histoire de voir si la vapeur et la saveur pouvaient se marier, petits haricots en cuisson programmée pour savoir si le croquant serait au rendez-vous, même mes vieux croissants et le petit bout de roastbeef trainant au frigo y sont passés… Et avant de finir mon test je me suis dit et si je faisais du pain…
Petites boules de pain à l'indienne

Ingrédients : 400g de farine – 1càc pleine de levure de boulanger déshydratée - 25cl d'eau – 10cl de lait – 1càc de miel – 1càc de sel - un mélange d'épice, 1càc de curry en poudre, ½ càc de cumin en graines, ½ càc de coriandre en graines, ¼ de càc de graines de fenouil… - de la farine
Commencez en mettant le mélange d'épices dans un mortier et écrasez-le grossièrement au pilon.
Versez dans un bol l'eau, le lait et le miel, faites rapidement tiédir le tout au micro-onde puis ajoutez la levure. Laissez reposer une dizaine de minutes.
Versez dans un saladier la farine et le sel, mélangez puis versez le contenu du bol. Mélangez sans insister, puis versez sur la pâte une càs de farine.
Laissez ensuite reposer une bonne heure et demie à température ambiante ou utilisez la position étuve du four Neff pour accélérer ce temps de repos (30minutes environ).
Versez alors la moitié des épices dans la pâte et donnez quelques tours rapide pour l'incorporer.
Coupez la pâte en deux, et versez les deux moitiés en tas sur une plaque allant au four couverte de papier sulfurisé. Saupoudrez avec les épices restantes.
Mettez au four en position combinée à 200° pendant 20 à 25 minutes. Si vous utilisez un four classique versez de l'eau dans la lèche frite avant d'enfourner votre pain.
Une fois cuit laissez refroidir vos pains sur une plaque.

Au final le four-combiné Neff m'a surpris, même si certaines de mes cuissons demandent à être ajustées (j'ai souvent trop cuit) parce que ses possibilités dépassent très largement les stéréotypes véhiculés dès que l'on parle de cuisson à la vapeur et permet de réaliser une cuisine fraîche et variée.
Le petit poisson vapeur et sa carotte même s'ils sont parfaitement réalisés, ne sont qu'une des nombreuses possibilités proposées par ce four qui se révèle un compagnon à tout cuire !
La vapeur permet des cuissons rapides qui respectent les saveurs, mon saumon est ressorti avec un joli parfum de fenouil, les haricots verts réalisés avec la programmation sont restés croquants et se sont bien mêlés eux aussi aux saveurs d'échalotes et d'herbes que je leur avais ajouté.
Mais plus que la vapeur, c'est la variété des possibilités de cuissons qui m'a surpris.
La cuisson combinée m'a permis de réaliser un rôti parfaitement cuit et tendre au cœur, et un pain croquant à souhait, tout doré et pourtant pas du tout desséché.
La cuisson à basse température a produit un roastbeef d'une étonnante tendreté.
Et on pourrait encore citer la régénération du pain ou des viennoiseries, ou la position étuve qui réduit notablement le temps de levage des pâtes, ou encore la possibilité de garder les plats au chaud…
Le point fort du four vapeur-combiné Neff n'est donc pas une cuisson particulière mais bien la variété de ses possibilités !
Mais comme la vie n'est pas qu'un fleuve tranquille et même si depuis ce jour de testage nous vivons de grands moments de passion folle, quelques point d'utilisation se sont révélés plus difficile…
La prise en main du four m'a semblée assez compliquée. J'ai notamment pesté toute la journée comme un putois à la queue prise dans un toasteur contre le guide d'utilisation et la conjonction de boutons qu'il faut maîtriser pour déclencher certaines cuissons. Pour quelqu'un qui ne reconnait pas la gauche de la droite, appuyer sur la touche P, puis régler le sélecteur sur la bonne catégorie d'aliments, avant de changer le poids et rechercher finalement quelle viande, à moins que ce soit le contraire d'ailleurs, n'est pas toujours évident.
De la même manière naïvement j'avais pensé que la vapeur c'était… de la vapeur et non la bonne quantité d'eau à éponger après chaque cuisson…
Mais ce n'est pas tout ça, il faut que j'y retourne, j'ai le tiroir chauffant arrivé en même temps que le four à tester et une demi douzaine de pizzettes au four…




Mais pourquoi, et si je l'appelais Neffi mon nouvel ami… est-ce que je vous raconte ça…

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samedi 21 novembre 2009

Un Coca mon cochon ? Une drôle d’histoire pour une drôle de recette…

Quand j’étais petit j’étais un gouffre à Coca Cola, une sorte de chute du Niagara vers l’intérieur… Le problème c’est qu’à la maison le Coca arrivait à peu près aussi souvent que les nouveautés dans les joyeuses épiceries polonaises du temps de la guerre froide… Rarement n’était pas le mot, mon frère et moi, on disait que c’était entre le miracle et jamais. Du coup quand il y en avait je me transformais en ventouse à bouteille et je ne la quittais que quand j’en avais jusqu’au nez, quitte à ce que ça déborde certaines fois. Après forcément il fallait subir le frangin qui se rendait compte un peu tard qu’il ne lui restait qu’un quart de gorgée sur le litre, parce qu’alors c’était du litre et du litre en verre qu’on buvait !
Et un jour que j’étais sur mon arbre à philosopher et à me gratter le collier de Rahan en plastique en même temps, je me suis demandé comment je saurai quand je serais grand. J’ai d’abord commencé par éliminer tout l’improbable, tout ce qui n’avait rien à voir avec ça, les filles par exemple, et j’ai fini par conclure qu’être adulte c’était pouvoir acheter autant de Coca que j’en veux !
Et même si il y a beaucoup de mes rêves d’enfants que j’ai laissé sur le côté, comme celui d’être en même joueur de foot et Joss Randall, je me souviens que lors de ma première paye je me suis quand même acheté un pack de six à étiquette rouge.
Quand j’étais petit j’étais donc un gouffre à Coca-Cola… et je le suis resté. Bon maintenant à cause de mes vieilles artères où sont passées bien des choses curieuses, je suis passé au Zéro. Mais ça n’empêche pas les bouteilles de filer bon train, si j’en crois les râleries de Marie qui essaye de me faire croire que c’est à cause de moi si elle sait marcher pratiquement à l’horizontale tellement elle est toujours chargée de ma boisson préférée, et tout ça juste pour deux packs… de douze…
Par contre je n’ai jamais essayé de cuisiner avec, parce que ça ne paraît pas, mais j’ai du principe moi, les boissons c’est des boissons et… c’est tout ! Du coup pas de Coca dans ma cuisine, parce que si on commence à mélanger on ne sait pas où… et puis le temps est assez déréglé comme ça ! Mais un jour Elodie, une de mes fées clochettes pour cuisinier en manque d’inspiration, est venue tinter à mes oreilles un, la cuisine au Coca ça te dit ? Là, je me suis rangé le principe, parce que les principes c’est bien mais faudrait pas pousser Raymond dans les hortensias sous peine de principes. Et je suis donc parti l’affronter, ce Coca dans ma cuisine, avec une petite recette de cochon et de Coca…
Un Coca mon cochon ?
Ingrédients : 650g de poitrine de porc frais en un seul morceau – 15cl de Coca Cola – 15g de gingembre en tranches – 2 étoiles de badiane – 1gousse d’ail écrasée – 1 bâton de réglisse – 1càc de pâte de curry rouge – ½ càc de coriandre en graines grossièrement écrasées – 1càs de miel – 1càs de sauce soja
Mettez la poitrine de porc dans une terrine possédant un couvercle, puis ajoutez le Coca, le gingembre, la badiane, l’ail, le réglisse cassé en morceaux , le curry, les graines de coriandre, le miel et la sauce soja. Couvrez et enfournez pendant 2h dans un four préchauffé à 170°. Retournez à mi-cuisson.
Découvrez alors la terrine et poursuivez une demi-heure de plus, attention qu’il reste toujours du liquide dans la terrine et que ça ne brûle pas.
Quand c’est fini, si ce n’est pas déjà le cas, vous pouvez réduire le jus en sirop léger, et vous n’avez plus qu’à trancher en arrosant de cette sauce.

Et moi aujourd’hui j’ai pris ma petite auto et direction le centre du monde ! Soissons !

Mais pourquoi, et dire qu’ils sortent des 20cl en Australie alors que j’attends toujours le 20litres… est-ce que je vous raconte ça…

P.S. : Et si vous voulez retrouver les aventures de Coca-Cola et des blogueuses racontées par Adèle... c'est là : l'aventure !

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jeudi 19 novembre 2009

Voyage au Cap Vert dans le grand studio de France Inter et première rencontre avec une drôle de bonne femme, Césaria Evora en concert !

Elle arrive doucement, aidée d’un bras, dans le grand studio de France Inter, pieds nus, elle vient s’installer à sa place dans le cercle de lumière. Elle se tient à peine à quelques pas de nous… à peine à un souffle. Cette proximité laisse une curieuse impression, celle d’être presque invité à sa table, si proche...
Quand
Cesaria Evora lance sa voix, le ton a déjà été donné par le groupe, la musique a déjà bondi et rebondi plusieurs fois et les fesses ne peuvent déjà plus s’empêcher de se trémousser sur les sièges. Ça m’a toujours amusé de voir ses tribus de vers de terre gigotant, presque frénétiques et pourtant le cul restant vissé sur sa chaise. Alors qu’il suffirait juste de se lever et de s’agiter, qu’il suffirait de se laisser entreprendre par la musique pour se libérer le... Mais ça ne se fait sans doute pas, alors on reste tous les fesses agrippées à leur siège, et on subit leur volonté et leur agitation. Et ce n’est pas grave parce qu’on voit bien que toutes les autres en sont au même point, que toutes sont en phase trémoussage féroce…
Et quand la voix arrive elle trouve naturellement sa place au milieu des autres instruments et pourtant…

Et pourtant tout semble à contre pied dans cette histoire, tout semble tellement différent entre Cesaria Evora et son groupe, elle si sage et eux si allumés du feu sacré, toujours prêts à enflammer la moindre note. Elle, immobile, ménageant ses gestes pendant que les garçons de son groupe s’enfuient régulièrement dans des danses insensées… Plus la musique se fait légère, sautillante et virevoltante et plus la voix apparait grave et profonde comme jamais, et pourtant…
Et pourtant la vivacité des musiques et la profondeur de la voix s’accompagnent et se répondent. L'une soutient l'autre, la voix laisse la musique en liberté et l'encourage même, viens, viens me chercher semble-t-elle dire.
Et pourtant si ses gestes sont plus rares, presque comptés, parce que l'âge , parce que d'autres accidents... ils restent toujours dans le ton et semblent même donner le sens de l’histoire. Elle va à son rythme, juste comme pour encore encourager les autres à aller bien plus loin qu’elle ne peut aller aujourd’hui … Et il n’en faut pas plus pour que les deux diables qui se tiennent au violon et aux cuivres se lancent et dansent de plus en plus et pour nous entraîner… et comme nous aussi nous n’attendions que ça…

Et puis comme un clin d’œil, juste avant de partir, comme pour nous dire vous m’attendez toujours où je ne suis déjà plus, Cesaria Evora s’offre un dernier contre pied, un petit tour de danse tranquille et complice, de la danse en douceur mais tellement touchante parce qu’elle nous l’offre malgré tout. Et à ce moment là on la regarde avec une sorte de curieux sourire, mi-béat, mi-perdu, parce que juste le temps de finir sa trémousserie et elle n’est déjà plus là.
Les filles se retournent alors vers moi toutes les deux avec la même question, elle est déjà partie ? Quand je réponds d’un oui peiné j’ajoute pour moi, drôle de bonne femme, et elles hochent la tête mais elles n’ont pas pu m’entendre...
Cesaria Evora était en concert au grand studio de France Inter et elle repartie comme elle est venue, doucement aidée d’un bras et les pieds nus, elle est repartie comme elle est venue, mais nous, elle nous a bien changés entre temps…
Cd offert

Mais pourquoi, Brinca sabe so nos so, passa sabe so nos so, dansa sabe so nos so, qu'é di grupo Saiko Dayo … est-ce que je vous raconte ça…

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dimanche 15 novembre 2009

Dernière ligne droite avant la deuxième édition du Salon du blog culinaire ! Et curieuse salade comme une pizza...

Une des phrases que je prononce le plus souvent c'est t'inquiète, ça va, y reste encore l'temps... une réponse que je fais à Marie pour la rassurer et qui curieusement a toujours l'effet l'inverse. Une fois que je lui ai dit ça elle a toujours l'oeil levant de celle qui pense, oui oui t'as le temps, juste le temps d'être en retard ! Il faut dire que l'expérience lui a montré qu'elle n'avait pas vraiment tort... Et depuis longtemps.
Du temps lointain où j'étais seul et abandonné pour affronter la rudesse du monde extérieur, il y avait déjà un jour particulier dans l'année où ceux de l'espèce des " si c'était possible je finirais encore plus ric-rac..." se retrouvaient.
Ce jour-là, c'était le jour de la déclaration d'impôt, un jour ou moi et mes semblables portions vers 23h59 à la boîte aux lettres de cette foutue perception du bout du monde ou de la ville en tout cas, notre déclaration très fraîchement remplie. Parce que curieusement quand on est un chouille en retard, du genre à se rendre compte qu'on a oublié cette foutue déclaration le jour dit vers 22heures, en même temps on se rend compte que la perception dont on dépend, ben justement c'est celle qui est au bout de la ville ! A croire qu'ils attribuent les perceptions selon votre capacité au retard...
Et c'est ainsi que nous nous retrouvions tous autour de la boîte aux lettres, le souffle court et la langue pendante, et que nous glissions la lettre juste juste avant minuit... Là on se jurait de ne plus... avant de dire à l'année prochaine aux collègues de la dernière seconde...
Et pour la petite recette que je vais présenter à Soissons en duo avec ma complice Stéphanie, depuis le printemps je lui dis et lui répète t'inquiète, ça va, y reste encore l'temps... Et là subitement le temps est passé à une vitesse... il y a dû avoir un truc comme une faille ou un écrasement du temps, un de ces trucs qui existent... dans les séries américaines. C'est pas possible autrement, parce que hier il me restait trois mois et ce matin il ne me reste même plus une semaine ! J'comprends pas !
Une des phrases que Marie prononce le plus souvent c'est j't'avais pas dit que t'aurais dû y penser avant ! Et des fois, finalement, elle a peut-être pas tort...
Dans à peine une semaine je serais donc de retour à Soissons, de retour au Salon du blog culinaire organisé par la bande des 750g, ces furieux passionnés de cuisine. Et j'attends ça depuis très exactement 365 jours ! Et si l'aventure continue une deuxième année, et sans doute bien d'autres, c'est aussi parce que certains partenaires ont choisis d'accompagner cette aventure, des partenaires comme Lesieur qui ont été présents dès la première heure. Et c'est pour ça que j'ai choisi aujourd'hui de leur faire un petit clin d'oeil, parce que leur présence va nous permettre, à nous, de nous amuser, de cuisiner, de papoter jusqu'à plus d'heure à refaire le monde et la cuisine... et plein d'autres choses... Une recette à base d'huile d'olive et d'huile spéciale pizza Lesieur.... une recette de pizza qui finit en salade.
Si ce n'était pas une salade ça serait une pizza...
Ingrédients : 200g de pâte à pain (à prendre chez le boulanger) – 1 mozzarella – 1vingtaine d'olives du type picholine – 1dizaine de tranches de copa ou de panchetta – 12 tomates cerise – 2 petites tomates - 1càc de câpres - du basilique et de l'origan – vinaigre balsamique - sel et poivre – de l'huile d'olive et de l'huile spéciale pizza Lesieur
Commencez par cuire la pâte à pain. Etalez-la, de manière à obtenir la forme d'une pizza. Posez la pâte sur un papier sulfurisé. Arrosez-la de quelques traits d'huile d'olive, salez et poivrez assez généreusement puis effeuillez dessus quelques branches d'origan. Enfournez dans un four préchauffé à 180° pendant 25 à 30 minutes. Glissez en même temps dans le four les tranches de copa, elles aussi sur une feuille de papier sulfurisé, et faites-les dorer sans trop insister en les retournant au moins une fois.
Pendant ce temps, coupez les tomates cerise en deux et les tomates en petits quartiers. Effeuillez une quantité généreuse de basilic et d'origan. Coupez en tranches la mozzarella.
Dès que la copa et la pâte sont cuites, déchirez la pâte en gros morceaux. Posez-la sur le plat de service et laissez-la tiédir. Quand elle est tiède répartissez dessus les tomates, le fromage, la copa dorée, les olives, les câpres et les herbes. Arroser alors avec quelques gouttes de vinaigre balsamique puis assez généreusement avec de l'huile spéciale pizza, il faut que ça piquante, et de quelques gouttes d'huile d'olive pour parfumer le tout. Servez sans attendre !
Produits offerts
Et comme je ne suis pas le seul à participer à ce clin d'oeil, vous retrouverez quelques autres recettes chez les participants au salon... par exemple chez Pascale ou chez Claude ou Clémence... à vous de trouver les autres  !

Mais pourquoi, bon, et si je me remettais à ma recette pour Soissons moi... est-ce que je vous raconte ça...

samedi 14 novembre 2009

Qu'elle est belle ma princesse Amandine… une histoire de patates, de cuisiniers, de Stéphane Bern… et d'étonnant gratin dauphinois !

Quand j'ai reçu l'invitation pour cette soirée et que j'ai vu qu'il était question de princesses et de Stéphane Bern, ma boîte à imaginer s'est tout de suite mise en marche et j'ai commencé à tout voir en rose bonbon, avec des lustres tombant presque jusqu'à terre et des dorures, et des tentures, et des diadème, et des valses, et… et surtout avec des princesses de partout, des princesses et des robes qui tournent. J'étais en train de me demander à quoi je ressemblerais en queue de pie, un pingouin ou un serveur, sans doute un peu des deux, et si je saurais entrer dans la valse...
Et puis j'ai vu le nom de la princesse, Amandine que c'était son petit nom, et j'ai aussi vu le lieu du rendez-vous, l'atelier Alain Ducasse. C'était dit ma princesse n'aurait pas la robe qui tourne mais sans doute plus de saveur que bien des princesses puisqu'il s'agissait en fait d'une petite patate nouvelle, une savoureuse, ma princesse Amandine !
Et me voilà ce soir-là au milieu de la foule, de ces foules où quelques unes se regardent avant de se dire, hooo ma chère mais tu es là comme je suis contente… ce qui en langue de VIP veut dire mais comment font-ils pour inviter cette ringarde à la même soirée que moi ! Elles regardent certaines avec des airs entendus et les autres, elles ne les voient pas… j'ai toujours adoré me transformer en homme invisible. Heureusement ces drôles de paroissiennes n'étaient qu'une poignée et il y avait aussi Alice, Adèle, Sophie, Claire et plein d'autres blogueuses … Et en plus il fallait tout voir et tout goûter et nos cinq cuistots de la soirée, Alba, Gontran, Eric, Laurent et Gilles ne semblaient pas décidés à nous laisser reposer entre deux goûtages.
Ce que j'aime dans ce genre de soirée ce sont les petits échanges et les petits trucs que l'on peut attraper au vol, juste chiper comme on prenait des bonbons du temps des culottes courtes, en douce et avec gourmandise. Des trucs, comme l'étrange et savoureux traitement qu'a fait subir Gontran Chérier à ses harengs, ou comme les petits pots de Laurent Mariotte ou la manière de rouler les gnocchi d'Alba Pezone… Chez chacun il y avait à discuter et à apprendre. En plus, ça permet d'aller ensuite échanger avec les copines avec des airs de conspirateur venant de trouver une carte au trésor.
Et c'est comme ça, au détour d'une conversation, que j'ai attrapé chez Gilles Choukroun l'idée d'un curieux gratin en l'entendant dire, et si on mixait un gratin, avant de préciser, il faut essayer et ne pas hésiter à s'amuser avec la nourriture… s'amuser avec la nourriture, les temps changent, heureusement !
Et en rentrant quelques heures plus tard à la maison, ma princesse Amandine à mon bras, j'avais mon panier à idées bien rempli alors je les ai notées comme d'habitude en lançant un grand Mariiiiiie, suivi d'un faut que j'te cause, y'a plein d'trucs que tu vas devoir te rappeler… elle adore ça, faire travailler sa mémoire… enfin j'espère.
Gratin de pommes de terre craquant et onctueux
Une petite précision suite à la remarque très pertinente de Cocotte, il s'agit de proportions pour une personne qu'il ne faut pas hésiter à multiplier !
Ingrédients : 120g de princesse Amandine – 20g de Morbier - 30g de crème fraîche - 10g de crème liquide - 1 pincée de muscade - 1 gousse d'ail - sel et poivre
Couper en tranches très fines les pommes de terre, utilisez un économe pour cela. Mettez les tranches au fur et à mesure dans un bol d'eau.
Râpez le Morbier et mélangez-le avec les deux crèmes.
Mettez une casserole d'eau salée à bouillir et dès qu'elle arrive à ébullition jetez-y les pommes de terre et faites-les blanchir rapidement. Versez-les tout de suite après dans une passoire et faites couler dessus de l'eau froide. Essuyez-les, puis mélangez-les avec la crème au fromage, assaisonnez avec le poivre, la noix de muscade et un peu de sel.
Frottez votre plat avec l'ail puis répartissez les pommes de terre dans le plat en essayant de les faire tenir sur la tranche.
Enfournez le gratin pendant une trentaine dans un four préchauffé à 180°. Passez-le quelques instant sous le grill si nécessaire pour le dorer un peu.
Mixez ensuite le centre du gratin avec un mixeur plongeant. Pour cela posez le mixeur sur le gratin et découpez un cercle au couteau d'environ la taille du mixeur de manière à ne pas entraîner tout le gratin en commençant à mixer. Puis une fois que les pommes de terres sont mixées ajoutez 1càs de crème liquide et redonnez un coup de mixeur, attention aux projections ! Rectifiez l'assaisonnement et servez de suite.
Produit offert

Mais pourquoi, dure est la vie du blogueur aussi obligé de boire des coups avec Gontran… dure dure même… est-ce que je vous raconte ça…

jeudi 12 novembre 2009

La quinzaine anglaise Tome 6 ! Dire que je croyais que j'avais tout dit sur elle, et la voilà de retour en mère noël… Nigellaaaaa !!!

Nigella Lawson est sans doute l'auteur culinaire britannique dont j'ai le plus parlé, et pas que britannique d'ailleurs. Il faut dire que sa… cuisine a bien des… rondeurs, des saveurs et des… hummmm ! Mais de tout ça j'en ai déjà parlé et et puis et encore et aussi et je ne suis même pas sûr de ne pas en avoir oublié ! Et puis à un moment je me suis dit que ça suffisait, Nigella en livres, Nigella à la télé, Nigellaaaaa, Nigella était presque partout… En plus Marie commençait à regarder vers ma pile de livre de la brune plantureuse avec comme des ciseaux dans les yeux.
Du coup j'ai tout rangé, tout oublié même ses déshabillés vaporeux, ceux avec lesquels elle vient chercher une dernière bouchée, qu'elle dévore dans le trait de lumière du frigo en ponctuant de ses hummmm légendaires ! Oublié tout ça… Bon, j'y retournais de temps en temps juste feuilleter une dernière fois, la der des ders un de ses livres ! Je le feuilletais juste quelques heures, les yeux dans le vide... Et puis petit à petit, je me suis fait à son absence, j'arrivais même à regarder Eric Leautey sans avoir les mains qui transpirent et le pied nerveux, pourtant sur Cuisine Tv, elle… eh bien je n'y pensais même pas !
Et puis voilà que je vais chez VHSmith acheter ma presse culinaire anglo-saxonne. Et après m'être chargé de revues je monte chercher mon traditionnel Dr Pepper à l'étage, juste en face des livres de cuisine… Ce n'est quand même pas de ma faute si les livres sont là !
Et en repartant je tombe sur elle, elle était là, elle me souriait en me regardant avec ce regard de biche aux abois, traquée par le vilain, cette biche qu'il faut sauver… Enfin son livre était sur les étagères quoi ! Et je l'ai pris, je l'ai feuilleté, j'étais encore fort. Et puis de feuille en feuille ma volonté a faibli, de plus en plus, et quand je l'ai vue sur son canapé mi-assise mi-allongée, en costume de père noël avec ces petites cornes sur la tête… j'ai été faible…
Mais même si j'ai été faible pendant une fraction de seconde, je suis quand même resté droit dans mes bottes de marbre ! Je n'ai pas cédé plus que de raisonnable ! Je n'ai acheté qu'un exemplaire de son livre, si c'est pas de la volonté ça hein hein… hein… Bon…
Et me voilà donc avec le dernier Nigellaaaaa, et elle et moi, je crois que c'est reparti pour un bon moment surtout que le dernier Nigella Lawson, Nigella Christmas sorti aux éditions Chatto & Windus est consacré à… noël bien sûr ! et que c'est un peu de saison.
Et pour commencer la visite de ce livre, une recette de caramel tout à fait parfaite pour réaliser vos petits cadeaux de noël et comme nos foodistas Réquia et Cathy ont choisit de mettre ce thème des cadeaux gourmands en avant, je les rejoins volontiers sur ce terrain (vous trouverez tout le détail pour participer sur leurs blogs).
Et pour calmer Marie, mon tigre domestique qui n'a pas fait que ronronner en voyant revenir Nigellaaaaa… j'ai aussi préparé un petit cocktail très britannique.
Gin Ginger cordial's cocktail
Ingrédients : Gin - Ginger cordial à ma manière (la recette est : )– une douzaine de framboises (vous pouvez utiliser des framboises surgelées) – eau gazeuse – zeste de citron vert et jaune
Pour cette recette n'utilisez pas des verres trop grands sinon vous risquez de noyer votre cocktail en ajoutant l'eau gazeuse, donc verre assez petits et puis rien n'empêche d'en boire plusieurs… avec modération !
La recette est simple, mélangez dans le fond du verre une dose de gin et une de Ginger cordial's, remuez bien, ajoutez les zestes et les framboises, un peu de glace pilée et finissez à l'eau gazeuse sans exagération donc.
Si vous avez de l'angustura qui traine, deux ou trois gouttes… et c'est tout !
Caramel croquant aux p'tites noix salées d'après la recette de Nigella Lawson
Ingrédients : 200g de sucre en poudre – 5cl d'eau – 100g de golden syrup – 150g de mélange de noix salé (les mélanges apéro…) – 25g de beurre – 1càc de bicarbonate de soude
Commencez en mettant le sucre en poudre, l'eau et le golden syrup dans une casserole et faites fondre le tout à feu modéré. Quand le sucre est bien fondu montez le feu et prolongez la cuisson pendant dix minutes en vérifiant que le caramel ne brûle pas.
A ce moment-là ajoutez les noix que vous aurez hachées très grossièrement, mélangez, ajoutez le beurre et mélangez de nouveau, ajoutez enfin le bicarbonate et remuez une dernière fois. Vous verrez que la réaction provoquée par le bicarbonate est des plus surprenante !
Etalez de suite le mélange sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Laissez reposer au frais une bonne heure. Ensuite il n'y a plus qu'à casser le caramel.
Si votre caramel ne durcit pas, peut-être par manque de cuisson ou trop de golden syrup, pas d'inquiétudes, ça m'est arrivé et je me suis retrouvé du coup avec de délicieux caramels moux croquants et salés !

Mais pourquoi, je me demande ce qu'elle va bien pouvoir faire la prochaine fois… est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: Il y a aussi une très jolie idée de cadeau gourmand à reprendre chez Créadidi là : Cadeau gourmand.

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mercredi 11 novembre 2009

La nouvelle cuisine qui parle est arrivée…

Une cuisine, c'est un endroit où l'on… cuisine… mais pas seulement. Dans une cuisine, on boit du café ou des coups, on grignote, et on parle, de tout, de rien, de ce qui fait la vie, celle de tous les jours comme celle des grands jours.
Et dans la cuisine de Mais pourquoi est-ce qu'ils nous cuisinent ça… dorénavant on va parler de tout ça et bien d'autres choses. Je me poserai, souvent le soir, pour parler de mes plaisirs de la journée, ou de mes coups de gueule… ou de mes envies, ou de tout et de rien et pourquoi pas de bouffe aussi... Pour parler et qu'on parle ensemble, quelques minutes ou toutes la nuit dans ma cuisine…
Et si jamais vous aussi vous voulez parler de ça ou d'autre chose… n'hésitez pas !
Et pendant ce temps les articles consacrés à la cuisine vont petit à petit rentrer chez eux sur Mais pourquoi il nous raconte ça… petit à petit comme l'oiseau fait son nid…
Et pour la première si je parlais d'un mur qui commence à me… mais alors sérieusement !

La suite est du coté de Mais pourquoi est-ce qu'ils nous cuisinent ça… et par ici le retour d'un article écrit là-bas il y a quelques temps et consacré à une bonne adresse japonaise à Paris…

Juji-ya est une de mes cantines du quartier de l'Opéra, une petite échoppe où on parle cuisine
japonaise et bento depuis bien bien longtemps... bien avant en tout cas que la mode et le monde entier s'empare des petites boîtes à repas japonaises.
Et comme aujourd'hui je suis parti à la recherche de yuzu, ce petit agrume japonais au goût si particulier, du côté de chez Kyoko, une des grandes épiceries japonaises de Paris, j'ai eu envie de revenir à la maison avec des boîtes à bento plein les bras.
Dès que l'on franchi la porte de Juji-ya, on est frappé par la petite taille de l'endroit et son
côté presque familial. Ensuite on remarque les présentoirs derrière lesquels attendent serveurs et serveuses les pinces à la main, et c'est là que souvent l'on se demande ce que l'on va bien pouvoir choisir... moi régulièrement je me retiens pour ne pas dire tout ! Mais dès que l'on parle de Japon il faut dire que je ne sais pas me tenir...
Aujourd'hui en tout cas je suis reparti avec quelques makis, ces gros sushis que j'essaye toujours d'avaler d'un coup avant de m'en mettre partout, avec quelques onigiris au saumon et avec des bentos largement garnis de porc pané, de boulettes de poulet, d'omelette, de légumes marinés, de pommes de terre à la mayonnaise, de riz et de plein d'autres petites choses.. Et j'ai laissé à regret des légumes en beignets, des petits sushis, et quelques douceurs qui pourtant me faisaient de l'œil !
Juji-ya se trouve 46 rue Saint Anne dans le 2e arrondissement et si le Japon et les bentos vous travaillent n'hésitez pas ! Et avant de repartir n'oubliez pas d'aller faire le tour au fond de la
boutique où se trouve une micro épicerie et vous verrez que c'est fou tout ce que l'on peut mettre dans si peu de place.

Et si vous voulez découvrir quelques recettes japonaises familiales revues à ma manière cliquez sur les noms des recettes :

Mais pourquoi, je mangerais bien un... une... deux okonomiyakis moi maintenant... est-ce qu'ils nous cuisinent ça...

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lundi 9 novembre 2009

Le retour d'Alain Ducasse au pays des livres pour cuisiner côté jardin ! Et recettes saveurs au menu...

Avant de parler du livre d'Alain Ducasse Nature, simple, sain et bon chez Alain Ducasse édition je m'étais dit qu'il fallait que je parle aussi de Jamie Oliver… oui encore de Jamie et de son Jamie at home, comment ne pas en parler quand notre Ducasse a la bonne idée d'aller traîner dans les jardins. Mais je me suis rendu compte qu'avant Jamie, il faudrait aussi parler de Nigel, de Nigel Slatter et son The Kitchen diaries chez 4th dont j'ai déjà parlé ici ou … et avant lui de… et de fil en aiguille je me voyais bien remonter jusqu'à Nilkum de Rasmoselm le mésopotamien qui avait repris la manière de cuisiner les oignons au naturel d'Amentep un de ses collègues jardinier égyptien qui lui-même avait vu faire…
Forcément on ne peut que remarquer la subite passion d'Alain Ducasse pour la terre, celle qui colle sous la botte, et les potagers et les jardins, alors que ses autres ouvrages culinaires ne l'avaient jamais encore entraîné dans cette direction… Et puis on peut aussi se dire que finalement l'important c'est de savoir si le livre est comestible ou pas !
Du coup, on oublie l'avant, et l'avant de l'avant, et direction le Ducasse qui cuisine !
Celle qui m'a offert le livre m'a dit en même temps, tu vas voir c'est un livre qui te ressemble et je pense que tu va aimer… et elle nous connait bien, mes goûts et moi. Elle sait que je ne resterais pas insensible à ce livre où l'homme du Plaza Athénée renifle et attrape l'air du temps et le met à sa sauce.
La première fois que j'ai feuilleté le livre ce qui m'a marqué c'est en même temps la simplicité apparente des recettes et le nombre de pages que j'avais envie de corner pour indiquer mon envie de revenir très vite cuisiner, tartines, pâtes, galettes et autres tourtes... Et puis en relisant toutes ces pages que j'avais retenues, j'ai remarqué que sous la simplicité se cache aussi une certaine complexité des goûts et des saveurs des préparations de Christophe Saintagne, l'homme qui se trouve derrière les fourneaux de cet ouvrage. Et puis encore en les réalisant, et surtout en les goûtant je me suis dit que les choses n'étaient effectivement pas aussi simples qu'elles paraissaient !
Au final si vous vous attendez à trouver une cuisine dite de chef, passez votre chemin, mais si vous voulez une cuisine d'envies et de saveurs, de fraîcheur et de jardin, arrêtez-vous et vous passerez sans doute de jolis moments ce livre à la main…
Reste le point douloureux, le prix de l'ouvrage qui à mon goût mériterait d'être un peu plus léger, léger, puisqu'il vous en coutera 35euros si vous voulez donc découvrir le Nature de Ducasse. Maintenant à vous de voir !
Et pour le goûter j'ai choisi d'essayer 2 recettes l'une très étonnante, l'autre redoutablement savoureuse que j'ai mis un peu à mon goût… comme d'habitude !
Condiment de la mer aux algues et petites bêtes
Ingrédients : 1douzaine de bulots – 3huîtres - 1 pomme de terre à chair ferme – 1càs d'algue wakamé deshydratées - 1échalote – 2càs de vinaigre de Xérès - 1 jaune d'œuf – 2càs d'huile d'olive – quelques pincées de graines de sésame – citron vert et pain grillé pour servir
Commencez en faisant cuire la pomme de terre et par faire tremper les algues.
Emincez ensuite bien fin l'échalote et faites-la cuire à feu moyen dans une petite casserole avec le vinaigre jusqu'à ce que le vinaigre soit complètement réduit.
Ouvrez les huîtres et recueillez leur eau, filtrez-la et réservez-la, coupez les huîtres en tranches d'environ 1cm.
Sortez les bulots des coquilles, et coupez les en tranches assez fines.
Quand la pomme de terre est cuite pelez-la, coupez-la grossièrement et dans un mortier, écrasez-la grossièrement au pilon, puis ajoutez le jaune d'œuf et mélangez bien. Incorporez alors l'huile d'olive en mélangeant constamment. Ajoutez enfin à cette pâte grossière tous les autres éléments, l'eau des huîtres, les huîtres, les bulots, l'échalote et les algues bien égouttées. Saupoudrez d'un peu de graines de sésame et dégustez de suite sur de belles tranches de pain grillés, le tout arrosé de citron vert.
Soupe de châtaignes au lard fumé et aux giroles
Ingrédients : 450g de châtaignes cuites au naturel – 2échalotes – 1branche de céleri – 1tranche de lard fumé d'environ 1cm d'épaisseur – 2feuilles de laurier – 1quinzaine de giroles – 75cl de bouillon de volaille – sel et poivre – 1càc d'huile d'olive - quelques brins d'origan frais
Emincez assez finement les échalotes et le céleri.
Faites ensuite dorer la tranche de lard dans une cocote, elle doit être bien dorée et croustillante.
Enlevez le lard, et faites rapidement revenir l'échalote et le céleri pendant 3minutes. Ajoutez les châtaignes et le laurier, salez et poivrez . Au bout de 3minutes, retirez une dizaine de châtaignes et 1càs du mélange puis versez le bouillon et poursuivez la cuisson pendant environ 25minutes.
Pendant ce temps taillez les giroles en tranches et le lard en lardons fins.
Mettez l'huile d'olive dans une poêle et faites sauter rapidement les châtaignes et le mélange céleri et échalotes prélevé. Ajoutez ensuite le lard, remuez, puis les champignons puis prolongez la cuisson pendant quelques minutes, n'insistez pas trop sinon les champignons vont se ramollir.
Dès que la soupe est prête, retirez le bouillon et le laurier puis mixez très finement tout le reste en ajoutant du bouillon à votre goût. Versez le contenu de la soupe dans les assiettes, puis répartissez le contenu de la poêle et finissez avec quelques feuilles d'origan.
Ouvrage offert

Mais pourquoi, j'ai pas un truc anglais sur le feu moi déjà… est-ce que je vous raconte ça…

P.S.: Le petit commentaire de Paule me permet de lui rendre son rôle dans cet ouvrage... Paule Neyrat distille conseils et remarques sur le plan diététique dans cet ouvrage !

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jeudi 5 novembre 2009

Quand la feignasse qui sommeille en moi se réveille, la tartinade se transforme en cake…

Quand j'ai entre autre reçu la " tartinade " Pois cassés à l'indienne de D'Aucy pour participer à un petit concours organisé par la marque, un concours qui pourrait m'envoyer m'asseoir à la table d'Alain Passard, j'ai tourné et retourné la boîte en me demandant ce que j'allais bien pouvoir en faire. Et puis ma machine à imaginer des recettes s'est mise en marche.
Le problème avec cette curieuse machine c'est qu'elle n'a rien de rationnel et qu'elle commence toujours par partir à fond, tête baissée, petit plateau dans la descente ! Et quand c'est à fond, à fond, à fond ! des fois les recettes… Du coup, la première recette à base de queue de castor farcie ou de poche de kangourou retournée à l'indienne ne finiront pas tout de suite en cuisine… pas tout de suite… Et puis ça se calme, ça devient plus raisonnable, de plus en plus et ça finit souvent par la raison pure… et si tu t'en faisais une tartine… et là je trouve l'idée tellement géniale que je me faisais mon Rocky en haut des escaliers, en sautant en l'air avec le bras rageur et même l'œil du tigre… avant de me dire subitement, mais c'est pas une r'cette ça… Forcément ça ne marche pas à tous les coups ! Certaines s'étonnent encore devant cet étrange phénomène...
Ensuite, je suis bon pour un tour, deux tours, trois tours… Et puis des fois je balance le vélo dans le fossé et j'annonce clairement la couleur, aujourd'hui c'est feignasse ! Et des fois ça marche…
Cake aux pois cassés et aux épices à l'indienne
Ingrédients : 1barquette de Tartine Pois cassés à l'indienne D'Aucy 125g - 250g de farine – 2oeufs– 1 càc de levure sèche de boulangerie - 7,5cl d'eau tiède - 7,5cl de lait –½ càc de sel –1 càc d'huile neutre - Un mélange d'épices, ½càc de curry en poudre, ¼càc de cumin en graines, ¼càc de
coriandre en graines, ¼ de càc de graines de fenouil…
Mettez l'ensemble des épices et des graines dans un petit bol et réduisez-les grossièrement en poudre au pilon (un coup de robot rapide peut aussi faire l'affaire).
Versez la levure dans l'eau que vous aurez tiédie et laissez reposer une dizaine de minutes.

Battez ensemble dans un bol le lait et les œufs. Mettez la farine, faites un puits et versez-y le lait aux œufs et l'eau avec la levure, et mélangez bien le tout jusqu'à obtenir une pâte homogène (si elle reste un peu grumeleuse ce n'est pas important). Couvrez et oubliez pendant 1heure dans un endroit assez chaud.
Huilez bien un moule à cake d'environ 16x10cm, ne remplissez pas trop, il vaut mieux faire deux petits moules qu'un trop grand qui ne va pas bien cuire dedans.
Séparez la pâte en deux, 1tiers d'un côté, 2tiers de l'autre. Ajoutez la barquette de pois cassés à l'indienne aux deux tiers de pâte, mélangez sans trop insister.
Puis versez les deux pâtes en les alternant dans le moule, ne cherchez pas à faire quelque chose de régulier.
Parsemez le mélange d'épices et de graines sur le cake à votre goût et glissez ensuite le moule dans un four préchauffé à 175° pendant 40 à 45 minutes en vérifiant la cuisson de temps en temps.
Au sortir du four démoulez dès que c'est possible et laissez ensuite finir de refroidir sur une grille.
Ensuite vous pouvez le coupez en cubes, les saupoudrer d'une pincée du mélange d'épices et vous verrez qu'il ne fera pas le temps de l'apéritif !

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Mais pourquoi, la queue de castor farcie… y'a peut-être un truc à creuser là… est-ce que je vous raconte ça…

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mardi 3 novembre 2009

Direction le Salon du chocolat pour y boire… un café ! Carte Noire et chocolat l'imparable association…

Je n'ai jamais su dire non à un café. Alors quand on m'a invité pour aller boire un café dans le cadre du lancement des Boissons Gourmandes de Carte Noire du côté du Salon du chocolat, un seul mot m'est venu à la bouche… oui ! Le petit noir m'accompagne depuis si longtemps du matin au soir et du soir… J'aime le café depuis le temps des culottes courtes et les grandes bassines de café que faisait ma mère, ces bassines qui nous allaient depuis le petit déjeuner jusqu'au dernier café du soir des parents. Et ce samedi-là me voilà donc parti du côté du Salon du chocolat pour boire un café. En arrivant au salon dans l'espace Carte Noire, une des premières questions que l'on m'a posée c'est… un café ? Quand je suis chez des amis et que l'on pose cette question j'essaie toujours de me mettre dans la foule des autres et je lève les deux bras en espérant que je serai compté deux fois et que je pourrais dire, quand un café restera sans buveur, je vais me dévouer… Là, j'ai juste dit oui, mais le temps qu'il arrive on a commencé à parler cappuccino…
J'ai longtemps essayé de faire du cappuccino à la maison, de réaliser ces petites merveilles aux jolies couches bien séparées et à la mousse aérienne mais à chaque fois je me retrouvais avec un vague café au lait à la mousse pathétique… J'ai eu beau tout essayer, de faire glisser le lait ou le café le long du verre, de shaker la mousse pendant des heures, j'ai tout essayé et même les supplications et les prières n'ont rien fait… je finissais toujours avec café au lait à la triste mine !
Du coup, en voyant le cappuccino préparé là devant moi, la mousse gonfler, le café couler, les couches se séparer, j'ai eu la tête qui a penché sur le côté et je me suis dit c'était si simple que ça… Mais je n'ai pas eu le temps de m'étonner plus longtemps que j'entendais derrière moi, votre café… Et c'est comme ça que je suis parti mes deux cafés à la main, et que je les ai bus tous les deux ! D'abord l'onctueux et parfumé cappuccino dont la crème m'a tracé de fines moustaches et puis le corsé dont l'amertume tonifiante m'a secoué les papilles. Et juste le temps de finir mes deux cafés avec gourmandise que nous voilà partis pour l'atelier de Christophe Adam qui nous attendait la poche à douille déjà à la main.
Là, Christophe Adam le maître du sucré de la maison Fauchon, un cuisinier virevoltant, inventif et passionné nous a montré en trois recettes à quel point le café avait sa place en cuisine. En trois recettes le pâtissier nous a fait passer du plus crémeux au plus acidulé, du plus croquant au plus fondant, de la crème montée et du caramel au yuzu… du chocolat au café. Et après avoir goûté tout ça il nous a proposé, le plus simplement du monde, alors on boit un café maintenant ? J'ai encore dit oui
En rentrant quelques heures plus tard curieusement j'ai encore eu envie de café et de chocolat… Alors je me suis mis en cuisine et quand j'ai fini mes petites choses café et chocolat, j'ai préparé un cappuccino en pensant de nouveau et dire que c'était si simple. Et puis je me suis assis, le chat sur les genoux, le café à la main, et dans un rayon de soleil d'automne nou s nous sommes mis tous les deux à ronronner.
Petits ronds tout chocolat et café

Ingrédients pour 4 ou 5 pièces : 200g de chocolat au lait – 45g de farine (merci d'avoir remarqué cet oubli !) - 25g de chocolat noir - 1café corsé Carte Noire – 25g de beurre salé - 1oeuf (80g) – 60g de sucre roux (cassonade) – ½ càc de levure chimique – 2 ou 3 pincés de fève de tonka râpée
Mettez le café dans une petite casserole et faites le réduire d'un tier.
Hachez assez grossièrement le chocolat au lait sans chercher à réaliser des morceaux très réguliers.
Mettez la moitié du chocolat et le beurre dans un saladier et faites fondre le tout au bain marie ou au micro-ondes.
Dans un bol battez l'œuf et le sucre.

Dans un autre bol, mélangez la farine, la levure et la fève tonka en poudre.
Ajoutez le mélange œuf et sucre au chocolat fondu, puis mélangez bien. Incorporez ensuite la farine en plusieurs fois. Finissez en ajoutant le chocolat haché restant.
Posez des cercles à pâtisser sur une plaque couverte de papier sulfurisé, répartissez-y la pâte chocolatée, puis enfournez pendant une quinzaine de minutes à 170°.
Pendant ce temps faites fondre le chocolat noir et 2càs de café réduit.
Quand les petits ronds sont prêts, répartissez le chocolat au café dessus.
Une fois fini il n'y a plus qu'à déguster le café à la main, un café que vous pourrez choisir du plus parfumé au plus corsé selon votre envie du moment.

Article sponsorisé
Crédit photo atelier Carte Noire : TLS


Mais pourquoi, café du matin espoir mais café du soir ??? est-ce que je vous raconte ça…

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Culture pub, culture bouffe… Got milk !!! ou quand après une pub je ne suis pas sûr d'acheter du lait seulement pour le boire…

Comme je vous l'avais dit, de temps en temps une petite pub viendra donc se poser ici pour parler de ce qui se bouffe et de ce qui se boit, souvent en version originale.
La nouvelle venue illustre parfaitement un des travers de pub presque aussi vieux que les pubs elles-mêmes… A la fin du film je me suis gratté le front en me demandant, finalement c'est vraiment le lait qui m'a fait envie… terriblement envie ???... Et accessoirement la cible est-elle vraiment la célèbre ménagère de moins de 50ans qui pousse et remplit sans fin son caddie de lait… Halalala que les choses sont compliquées !
A vous de voir en tout cas…



Mais pourquoi, ça doit bien pouvoir se louer un camion de laitier... est-ce que je vous raconte ça...

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dimanche 1 novembre 2009

Quand les hommes divorcent ils se mettraient à cuisiner ? Drôle de question et salade rafraichissante pour y réfléchir…

J'ai deux ou trois amis qui sont partis de leur chez eux pour tout un tas de bonnes comme de mauvaises raisons, des raisons qui ont souvent une petite vingtaine d'années de moins qu'eux… Quoiqu'il en soit, ce moment représente pour tous la fin du confort et des bons petits plats qui arrivent tout chauds à peine ils glissaient leurs pantoufles sous la table. L'homme marié, même si les magazines nous annoncent le temps de l'homo-cuisinier très régulièrement, reste une huître de salon bien accrochée à son fauteuil, une huître équipée d'une télécommande et qui n'a qu'une phrase à son vocabulaire, mais puisque je te dis que j'arrive…
L'homme divorcé une fois parti de son ex-foyer retrouve ses habitudes d'adolescent attardé, il grignote volontiers des petites choses, la cacahuète et la saucisse cocktail le craignent comme la peste. Un verre de vin blanc et quelques tranches de saumon et c'est bon dit-il avant de préciser avec un clin d'œil entendu que de toutes manières il a bien d'autres choses à faire. Le problème c'est que le vin blanc lui donne des aigreurs et le saumon… c'est bien mais au sixième de la semaine… L'homme divorcé ne tarde souvent pas à se rappeler que son estomac n'a plus vingt ans… depuis longtemps.
Et en plus son passé le rattrape, ce passé a 8, 11 et 14ans et quand ils ont vu leur frigo du week end plein de vide, ils se sont mis en position papa faim, papa faim ! Forcément les premières fois le malin a joué du McDo et de la pizza, et puis il a essayé d'impliquer sa nouvelle jeune compagne en cuisine, d'un discret et toi au fait tu as une spécialité ? Son regard noir et les enfants qui se remettent en position papa faim ! lui indiquent que cette fois il ne va pas y couper, que cette fois il va devoir rejoindre la pièce mystère de la maison, la cuisine… Il n'y coupera pas, il doit cuisiner !
Seulement il ne peut pas, il ne sait pas.
Quand j'ai reçu La cuisine du divorcé, je me suis dit encore un livre avec un joli titre mais plein de vide, comme c'est trop souvent le cas avec ce type de bouquins.
Et puis je l'ai ouvert et j'ai découvert sa drôle de table des matières qui commence par un rappel des bases. Je cuis la viande à la poêle, je ne pousse pas de cris affolés devant la variété des pâtes dans un supermarché, je peux manger un poisson tout seul, pourraient être des intitulés de cette rubrique consacrée à la survie du divorcé. Ces précisions ne sont pas vaines, je me souviens encore de cet homme seul cherchant désespérément la mention beurre mou sur les étiquettes, à qui quelques précisions de base n'auraient pas été inutiles.
Après avoir assuré la survie, l'ouvrage propose de nourrir ses enfants, ses amis et éventuellement celle qui pourrait se lasser, elle aussi, du vin blanc au saumon… Il ne faut pas chercher dans le livre de Antoine Isambert et Emmanuelle Redaud, La cuisine du divorcé aux éditions Ulmer, un traité de cuisine qui va transformer celui qui peut passer 4 heures en tête à tête avec l'Equipe en cuisinier émérite. L'ouvrage propose une cuisine facile et rafraîchissante qui répond assez bien aux situations proposées, même si certaines fois… celui qui arrivera à faire manger du lieu jaune poché à mes enfants aura sa statue en spaghettis ! Il faut donc prendre l'ouvrage pour ce qu'il est, un livre de cuisine ludique et sympathique qui vous sortira de quelques situations difficiles si la cuisine n'est pas votre pièce préférée, grâce à un tas de trucs et de recettes malignes.
Et peut-être peut-on l'offrir, encore plus qu'aux divorcés, comme le propose le sous titre, également aux hommes mariés qui veulent le rester… un peu comme une invitation ou un avertissement…
Quant à moi j'ai choisi d'essayer une petite saladette tout en fraîcheur !
Millefeuille Granny crevette avocat à ma façon
Ingrédients pour 2 : 1 pomme verte – 1avocat – 12grosses crevettes crues – le jus d'1citron jaune – 2càs d'huile d'olive – 1càc de sauce soja – du persil plat et de la ciboulette – sel et poivre
Commencez en faisant cuire les crevettes. Mettez 1càs d'huile d'olive dans une poêle puis ajoutez-y les crevettes, salez et poivrez et faites cuire à feu très doux et à couvert. Quand elles sont cuites, pas trop sinon elles deviennent caoutchouteuses, essuyez-les et réservez-les.
Mettez le jus de citron dans un petit saladier puis ajouter 12cl d'eau.
Lavez la pomme puis coupez de fines tranches sur deux côtés, il faut une bonne quinzaines de tranches. Au fur et à mesure mettez les tranches dans l'eau citronnée.
Coupez ensuite l'avocat aussi en fines tranches. Enlevez les tranches de pomme de l'eau citronnée et mettez l'avocat à la place, n'essuyez pas la pomme.
Il n'y a plus qu'à s'amuser à monter les assiettes, de la pomme 2 ou 3 lamelles, de l'avocat 1 tranche, des crevettes… et on recommence deux fois en finissant par les crevettes. On arrose alors avec les herbes hachées, avec l'huile restante et la sauce soja, finissez en salant et poivrant. Attention les édifices sont souvent fragiles !
Ouvrage offert

Mais pourquoi, et la femme qui divorce elle part avec un beau cuisinier… est-ce que je vous raconte ça…

PS : La quinzaine anglaise n'a pas disparu, elle reviendra encore plus fort, plus vite et plus loin dès la semaine prochaine et si vous avez envie d'y participer n'hésitez pas à me contacter ! En attendant vous pouvez retrouver , et les derniers épisodes.

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samedi 31 octobre 2009

Castagnettes, hispagnitude, abanicos et vinaigre de Xérès et étrange tarte tatin…

Comme m'a souvent dit ma mère, tu as du sang d'andalou dans les veines que tu le veuilles ou non… elle me répétait ça régulièrement à une époque, sans doute parce qu'en ce temps-là la moindre référence à notre pays d'origine me donnait des crises d'acné galopantes et virulentes. Il faut dire que ma mère avait une facilité inégalable pour faire détester tout ce qui pouvait se rapporter à elle, elle y compris d'ailleurs…
Du coup à cette époque, entre l'Espagne et moi ce n'était pas l'état de grâce, j'ai d'ailleurs déjà parlé de ça ici ou . Depuis les choses se sont bien arrangées, il m'arrive même de penser passer quelques jours par là-bas au sud du sud pour montrer la région à ma propre descendance.
Pourtant il me reste quelques traumatismes plus difficiles à oublier.
La simple vue de castagnettes, me met la bave aux lèvres et si on commence à les faire claquer entre ses doigts, là l'échelle de Richter n'est plus suffisante pour mesurer l'explosion qui peut se produire.
Los abanicos, les éventails espagnols, ces cauchemars aux décorations à peu près aussi discrètes que la décoration de la galerie des glaces, me donnent envie de les déchiqueter à pleines dents.
Il faut dire que ma mère à chaque vacances m'entraînait à la recherche de l'abanico de ses rêves, des rêves qui étaient aussi mes cauchemars… Elle ne reculait devant rien, et finissait toujours par ramener d'étranges éventails aux couleurs bien assorties, rose et vert fluo, bleu et orange, représentant une scène de chasse, ou de baignade, ou… elle avait même une fois trouvé une scène de courses dont elle n'était pas peu fière dont j'ai fait du mouchetis un jour de défoulement quelques années plus tard…
Et dans cette liste il y avait aussi le vinaigre de Xérès, celui qui a gâché presque toutes les salades de tomates de mon enfance… Le vinaigre de notre terre, disait ma mère en versant le vinaigre comme si elle faisait couler un peu de son sang sur mes tomates à moi que j'allais manger !
Alors quand j'ai reçu la proposition de cuisiner au vinaigre de Xérès en relevant le Défi Xérès (d'ailleurs si vous voulez vous aussi participer c'est possible ! allez voir sur le site), j'ai d'abord fait hum hum… et puis je me suis dit qu'il était peut-être temps de régler son compte à une partie de mon passé et c'est comme ça qu'une tarte aux betteraves m'a fait oublié et retrouver du plaisir avec ce curieux vinaigre au goût… de là-bas, d'où viennent les miens…
Tarte tatin aux betteraves et caramel de vinaigre de Xérès
Ingrédients :
1petite betterave (ou l'équivalent en utilisant des betteraves de couleurs différentes) – 1 rouleau de pâte feuilletée – 15g de beurre – 1càs ras de sucre en poudre – 1càs ras de miel liquide – quelques feuilles d'origan
Pour le caramel : 1càs de sucre en poudre – 1càs de vinaigre de Xérès
Commencez par couper la betterave en tranches très fines 1 à 2mm. Portez une casserole d'eau à ébullition puis plongez-y les tranches de betterave et laissez-les dans l'eau frémissante entre 3 et 5 minutes selon leur épaisseur. La betterave doit être cuite mais encore croquante, il ne faut pas qu'elle devienne molle. Essuyez ensuite bien les tranches avec du papier absorbant.
Mettez une poêle (d'environ 20cm) à feu moyen et versez-y le beurre, quand il commence à mousser, ajoutez le sucre et le miel. Laissez juste fondre le tout puis retirez la poêle du feu.
Disposez dans la poêle les tranches de betterave, il vaut mieux les prédisposer à l'avance dans une assiette et les retourner dans la poêle en une fois.
Remettez ensuite la poêle au feu et poursuivez la cuisson pendant trois minutes puis retirez la poêle du feu. Couvrez avec de la pâte feuilletée, le cercle doit être un tout petit peu plus grand que le fond de la poêle de manière à rabattre un peu les rebords vers l'intérieur.
Enfournez dans un four préchauffé à 175° pendant environ 15 à 20 minutes, il faut que la pâte soit bien gonflée et bien dorée.
Pendant que la pâte cuit, réalisez le caramel de vinaigre de Xérès. Mettez le sucre dans une petite casserole et faites-le fondre à feu moyen, attention le sucre brûle très vite. Quand le caramel commence à prendre une jolie couleur versez le vinaigre et remuer le tout avec une cuillère en bois jusqu'à ce que le mélange soit homogène. Au moment où l'on verse le vinaigre le sucre peut se solidifier, il faut alors le faire fondre en remuant bien.
Quand la tarte est cuite, versez le caramel dessus et finissez en parsemant avec les feuilles d'origan à votre goût.
Produit offert
Et maintenant je passe le témoin à Elodie, la kitchen victim, curieux de savoir comment elle va répondre à mon défi du cuisiner le vinaigre de Xérès à sa sauce !

Mais pourquoi, et le flamenco, celui que l'on sert aux touristes je n'en parle même pas… est-ce que je vous raconte ça…

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jeudi 29 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 5 ! Premier voyage en Angleterre au pays du rock'n'roll et irrésistibles raspberry financiers au gingembre…

En cherchant quand j'avais attrapé l'Angleterre comme maladie je suis remonté si loin que je me suis demandé si je n'étais pas revenu au temps de la préhistoire ou même plus… Je suis remonté à un temps presque oublié et sauvage où la musique s'écoutait en posant des galettes de vinyle sur un truc à peine plus évolué que le gramophone, un truc avec une pointe au bout d'un bras articulé qui prenait place dans les sillons pour libérer la musique qui y était contenue.
Quand je parle de mes disques de ce temps-là à mes enfants, après se demander longtemps de quoi peut bien parler l'ancêtre, ils s'en souviennent enfin et lancent alors, ah oui les disques c'est les vieux trucs qui encombrent la cave et que maman aimerait tellement jeter… Mes disques !
Généralement à ce moment-là j'apporte à Marie quelques précisions sur ce qu'il pourrait arriver à sa collection de livres pour enfant si jamais une des ses mains malfaisantes avait le malheur de se poser sur ma collec' ! Et puis je descends à la cave pour les rassurer et pour vérifier que mes petits sont toujours là bien rangés, bien au chaud. Et quand je finis par en attraper un je m'attrape en même temps la nostalgie du temps de leur achat…
Il faut dire que si je suis parti en Angleterre la première fois, ce n'est ni pour la bouffe, ni pour les pubs et même pas pour les filles… la première fois j'ai traversé la Manche c'était pour acheter des disques de sauvages qui font du bruit avec des guitares électriques !
Les disquaires de cette époque où l'on pouvait acheter de la musique au coin de la rue et pas seulement dans des mégastores sans âme, ces disquaires me faisaient rêver, je les voyais comme des cavernes pleines de trésors pratiquement introuvables en France, sauf barré du logo " import " et donc vendus à prix d'or. Et quand je suis arrivé à Londres la première fois et que je suis entré chez mon premier disquaire j'ai pensé que j'étais bien arrivé au paradis…
Il y a des jours comme ça, particuliers, où les choses se mettent curieusement en place…
Ce jour-là, j'arrivais tout frais de France et j'avais lutté pendant une bonne demi-heure avec un sympathique hôtelier indien qui ne comprenait pas un foutu mot quand je le suppliais pour avoir mon café matinal, et j'avais fini par sortir de l'hôtel avec un seul thé dans l'estomac. Et puis j'avais un peu traîné dans les rues du côté de Victoria Station jusqu'à finir par voir le tant espéré premier disquaire, je suis resté en face un peu ému, c'était ma première fois…
En entrant, tout était comme je l'imaginais, des disques rares plein les bacs, des disquaires à rouflaquettes et iroquois dressé sur la tête, les baggys traînant pratiquement par terre et la Doc' Union Jack récemment cirée… la musique sortait d'enceintes qui en vibraient de plaisir, les clients se échangeaient des regards entendus… y'a pas j'étais au paradis du rock'n'roll !
Et puis un nouveau disque a été placé sur la platine, nous avons entendu le bruit d'une sirène de bateau et le ska s'est déversé dans la boutique… Là, doucement au début, toutes les têtes ont commencé à battre la cadence, et comme seules les têtes dépassaient des bacs à disques, nous ressemblions sans doute à une bande de canards réjouis battant la mesure. Et puis les premiers pieds sont devenus moins raisonnables, tac tac ont commencé à faire les Doc' sur le sol… et de plus en plus, jusqu'à ce que toute la boutique soit prise d'une irrésistible danse de saint guy et que tous, nous nous retrouvions à danser comme des bossus au son des Madness…
C'est comme ça que je me suis retrouvé à faire le pas du canard des danseurs de ska couplé à un skinhead qui m'aurait fait fuir à l'autre bout du royaume dans d'autres circonstances et que j'ai failli embrasser à la fin de notre danse… failli !
Ce n'est qu'après tout ça, suant mais heureux, à ce moment où j'ai donné ma pile de disques au vendeur et qu'il m' a demandé avec un grand sourire mon salaire des trois dernières années que je me suis dit que les choses n'étaient pas si simples, même au paradis…
Et forcément aujourd'hui c'est le cuisinier le plus rock'n'roll, Jamie Oliver qui est au programme !
Raspberry financiers au gingembre
Ingrédients : 160g de beurre mou – 60g de farine – 220g de sucre en poudre roux – 130g d'amandes en poudre – 5blancs d'œufs – 150g de framboises – du ginger cordial à ma manière (voir la recette suivante)
Mettez dans un saladier la farine, le sucre, l'amande en poudre et les blancs d'œufs et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange mousseux. Ajoutez le beurre mou et battez de nouveau.
Répartissez la pâte dans des moules à muffins bien beurrés.
Enfournez dans un four préchauffé à 175° pendant une vingtaine de minutes.
Au sortir du four badigeonnez généreusement au pinceau avec du ginger cordial il n'y a plus qu'à préparer un bon thé anglais et déguster en pensant à l'Angleterre !
Ginger cordial à ma manière
Ingrédients : 250g de sucre en poudre - 25cl d'eau – le zest d'un citron vert si possible coupé en une longue lanière – 10g de gingembre en tranche très fines – 1/2càc de bicarbonate de soude – le jus d'un citron
Mettez le sucre, l'eau, le zest de citron vert, le gingembre et le bicarbonate de soude dans une casserole. Portez à ébullition et poursuivez à petite ébullition pendant une dizaine de minutes.
Ajoutez alors le jus de citron portez de nouveau à ébullition puis laissez tiédir.
Mettez en bouteille.
On peut utiliser ce sirop avec de l'eau pétillante ou en faire des grogs ou… plein de choses !

La quinzaine anglaise sera de retour la semaine prochaine après un week-end très très lecture…


Mais pourquoi, on steep beeeeeyonddddd…tchakata tchakata tchakata… Madness is madness... est-ce que je vous raconte ça…

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mardi 27 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 4 ! my magazine is Delicious and my chocolatepudding is very terribeule !

Bien avant de courir remplir le coffre de la voiture de tout ce qui peut se manger, la première chose que je fais dès que j'arrive là-bas, c'est de foncer dans la première librairie. Et là, je n'ai qu'un but, tenir dans mes mains Delicious ! et après, pouvoir enfin pousser un long, bien long, soupir de soulagement… Ensuite je peux tranquillement dépenser la moitié de ma paye du mois en achetant tout ce qui ressemble à de la presse culinaire… Mais ça c'est une autre histoire que je vais sans doute bientôt vous raconter…
Enfin ça, c'était avant, avant que je craque définitivement et que je m'abonne à Delicious…Et comme j'ai déjà crié mon amour pour Delicious là : Hummm I love Delicious !!! cette fois je vais juste essayer de vous convaincre un peu plus que Delicious est simplement une des plus passionnantes revues grand public de la pressfood avec une simple et classique recette tirée d'un des numéros de l'année dernière, un terriblement british pudding. Un pudding dans une version inattendue aux pains au chocolat…Et si vous voulez trouver Delicious sans aller si loin vous pouvez le trouver tous les mois chez WHSmith la librairie britannique où vous pourrez aussi acheter quelques biscuits et autres bonbons so british ! Et si vous voulez tester une autre recette de étonnante de pudding mais pas forcément raisonnable comme m'avait dit quelqu'une en la voyant... c'est par là : Pudding aux croissants perdus...Pudding aux pains au chocolat très chocolat
Ingrédients : 4 ou 5 pains au chocolat (s'ils sont un peu rassis ça ne pose pas de problème) - 10cl de lait – 10cl de crème liquide entière – 2 jaunes d'œufs – 60g de sucre roux (cassonade) – 125g de chocolat noir (vous pouvez aussi utiliser du chocolat au lait, réduisez alors de moitié la quantité de sucre) – 2 pincées de fève tonka en poudre (facultatif) – ½ càc de sucre glace – ½ càc de cacao en poudre
Couvrez un petit moule de papier sulfurisé. Déchirez à la main les pains au chocolat sans essayer de faire des morceaux réguliers. Répartissez-les dans le moule.
Fouettez les jaunes d'œufs et le sucre en poudre.
Mélangez le lait, la crème et la fève tonka. Faites chauffer ce mélange.
Faites fondre le chocolat au bain marie ou au micro-onde puis versez les quatre cinquièmes dans le mélange de lait à la crème. Versez ce mélange dans le moule et finissez en versant le reste du chocolat fondu.
Posez le moule dans un plat contenant un fond d'eau puis enfournez dans un four préchauffé à 170° pendant 25 à 30minutes.
Laissez tiédir, saupoudrez avec le sucre glace et le cacao en poudre et dégustez de suite par exemple avec une bonne petite tasse de café bien chaude.Mais pourquoi, bon alors après j'achète le Jamie magazine, le food travel, le food, le… est-ce que je vous raconte ça…

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dimanche 25 octobre 2009

Petit retour sur le dernier atelier Maggi et recette piquante piquante ! enfin juste ce qu'il faut…

Ils se passe toujours des petites choses dans une cuisine surtout quand plusieurs mains partagent la préparation des plats, il y a des étonnements, des complicités, des plaisirs… et des moments où on passe son tour. Et lors de ce nouvel atelier Maggi consacré aux cœurs de bouillon, avec Adèle, Fred et Réquia ils n'ont encore une fois pas manqué.
Mon problème c'est que comme organisateur je serais plutôt du genre à partir avec 500 et si j'en ramène 3 ou 4 au port c'est qu'ils se sont complètement débrouillés sans moi. Adèle me dit toujours avec une sorte de regard abattu et résigné, tu sais il faudrait que tu t'organises des fois… en précisant juste… des fois… et quand je lui réponds que je sais, elle fait une pause semblant se demander si vraiment ça serait possible, si la lumière va enfin m'atteindre, avant de passer très rapidement à autre chose…
Et c'est pour tout pareil, mais je crois que ce n'est pas que moi, les choses dans la nuit sont fourbes et font tout leur possible pour que je ne puisse pas m'en sortir !
Moi, je range bien mes notes quand je rentre de cours. Je fais comme un paquet de carte, je tasse bien pour que ça ne dépasse pas trop et quand tout semble à peu près dans le même sens, je pose sur un coin la table. Et puis je vaque… Et quand 6 ou 7 semaines plus tard je tends la main vers le paquet, là sur le bout du coin de la table, j'attrape le vide ! Plus de feuilles dessus, plus de feuilles dessous, plus rien ! Et pourtant il n'y a aucune raison qu'elles disparaissent, tout comme les 7 ou 8 tas que j'ai joliment posés eux aussi sur la table de la salle à manger… Et ce n'est pas comme si on y faisait des choses sur cette foutu table, à part y manger de temps en temps… Il n'y a donc aucune raison donc pour qu'elles disparaissent, c'est juste parce que les objets sont méchants et fourbes !
Et à chaque fois, dans les ateliers, ma crainte c'est le réveil des objets ! C'est qu'il se mettent tous en marche contre moi et se dispersent aux quatre coins de l'atelier. Je crains de voir partir sur leurs petites pattes poêles et couteaux, cul d'poules et éminceurs… sans même un regard vers moi, sans même se soucier de me laisser alors en plein désarroi… Heureusement, peut-être parce qu'ils commencent à connaitre ma réputation, tous ceux qui cuisinent font attention à eux, à tout… et à moi…
Et c'est comme ça que de ma dream team, Marie, Pascale, Cyrielle et Aurélia s'est démené. Tout le monde a épluché les herbes feuilles par feuille, écrasé les tomates sauvagement à la main, passé leur soirée au-dessus d'un wok et a été ainsi parfumée pour la semaine… a remué, remué un poulet à l'asiatique, épluché des champignons et encore des champignons et plein d'autres choses… que l'œil bienveillant de Pauline a accompagné… Jusqu'à finalement mettre tout ça joli, joli dans des petites assiettes sur lesquelles tous se sont jetés…
Et pendant ce temps, j'ai enfin pu prendre ma place préférée, un peu derrière à regarder les autres manger… enfin avant de les rejoindre et d'enfin pouvoir papoter un peu avec Vinz, Manou, Anne-Laure, Sandrine, Gwen, Anna, Anne-Claire… et tout l'monde et surtout surtout j'ai essayé d'éteindre le feu de bouche attrapé par Fanny en goûtant mes pâtes où j'avais peut-être mis chouilla trop de piment… chouilla !
Pâtes ensaucées aux tomates, piments et autres choses
Ingrédients : 250g de pâtes en forme de tube – 1càs d'huile d'olive - 400g de cubes de tomate au naturel – 1oignon émincé fin – 1gousse d'ail écrasée – 1/2 piment sec coupé en très fines tranches (rectifier à votre goût !) – 2càc de câpres – 20g d'anchois salés à l'huile – 2tomates très mûres pelées, épépinées et concassées – 90g d'olives mélangées de préférence - 1 coupelle MAGGI Cœur de Bouillon de légumes – sel et poivre – du basilic
Mettez l'huile d'olive dans une poêle à bon feu puis ajoutez l'oignon, l'ail et le piment et remuez souvent jusqu'à ce que les oignons soient transparents. Ajoutez les anchois, pas la peine de les égoutter de leur huile, les câpres et les olives. Prolongez la cuisson, toujours en remuant, jusqu'à ce que les anchois commencent à se défaire, n'hésitez pas à les aider en les écrasant un peu.
Ajoutez alors les cubes de tomates et 10cl d'eau, laissez sur feu moyen en remuant de temps en temps pendant 10minutes. Ajoutez alors la coupelle Maggi Cœur de Bouillon de légumes et prolongez la cuisson d'une ou deux minutes.
Quand la sauce est prête retirez la du feu et ajoutez les tomates fraiches concassées.
Quelques minutes avant la fin de la cuisson de la sauce faites cuire les pâtes selon les indications données sur l'emballage en prenant garde de les faire dans une grande quantité d'eau salée. Egouttez-les sans insister puis ajoutez-les dans la sauce (vous pouvez aussi les réserver dans un saladier couvert de papier absorbant et les mettre dans la sauce ensuite).
Mélangez les pâtes et la sauce, poivrez et rectifiez en sel s'il le faut, saupoudrez de basilic frais ou d'autres herbes et mangez sans attendre.
Poulet aux champignons noirs et blancs
Ingrédients : 2blancs de poulet – 2oignons nouveaux – 1càc d'huile de tournesol – 1càc de soja - 1petite poignée de champignons noirs – 1 dizaine de champignons de Paris – ¼ de càc d'ail râpé – ½ càc de miel – 1 coupelle Maggi Cœur de Bouillon de volaille - ¼ de càc de gingembre râpé – 3 tiges de cerfeuil – 1tige de coriandre – 1 tige d'origan – sel et poivre
Faites tremper les champignons noirs pendant au moins une quinzaine de minutes dans un bol d'eau tiède.
Coupez le poulet en cubes. Emincez les oignons nouveaux. Nettoyez puis coupez les champignons en huit (ne le faites pas trop à l'avance sinon les champignons vont noircir).
Mettez l'huile dans une poêle à feu assez vif, ajoutez les oignons et le poulet.
Ajoutez 4càs d'eau de trempage des champignons et la sauce soja, couvrez et baissez le feu et laissez sur le feu pendant 5minutes.
Ajoutez les champignons noirs et l'ail, poivrez et poursuivez la cuisson 5 minutes de plus. N'hésitez pas à ajouter un peu d'eau si nécessaire.
Découvrez alors la poêle, montez le feu et ajoutez les champignons. Dès que les champignons sont à point, il ne doit pratiquement plus rester de liquide ajoutez la coupelle Maggi Cœur de Bouillon de volaille et le miel, remuez bien et retirez du feu dès que le cœur de bouillon et le miel recouvrent bien le poulet.
Ajoutez le gingembre et remuez, servez et ajoutez les herbes. Mangez sans attendre.
Et pour retrouver toutes les recettes de l'atelier direction le blog des astucieuses !

Mais pourquoi, bon alors il est neuf heures ou onze avec ce foutu changement d'heure… est-ce que je vous raconte ça…

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vendredi 23 octobre 2009

La quinzaine anglaise Tome 2, Anne de Foodie Froggy devient ma rédactrice en chef ! Et moi, je ne fais qu'une recette de goûter de feingnasse !

La semaine dernière en passant chez Anne, A Foodie Froggy in Paris, je suis tombé sur un très joli article : Welcome to Borough Market, London et du coup j'ai eu envie de lui demander de prendre les commandes ici et de parler Grande Bretagne. Et Anne l'a fait avec gentillesse ! Alors je vous laisse avec elle… et son drôle d'article !
Excentriques, les Anglais ? Pffff, le cliché ! En attendant, vous reprendrez bien une sucette aux fourmis ou des scorpions au chocolat ?
Ah, ces grands-bretons, on adore les détester ou on déteste les adorer, nous les Frenchies ! Bon, il faut dire qu'ils le cherchent un peu quand même : depuis qu'ils nous ont incinéré notre Jeanne, on a comme dirait l'autre une petite "tooth" contre eux. Mais bon, moi, je leur ai pardonné, à mes amis les Roastbeefs, je dirais même plus, j'ai une immense tendresse pour eux.
Ben oui, les pauvres, faut comprendre, c' est pas facile non plus de vivre dans un pays où il pleut 370 jours par an, où sa Majesté La Reine se plaint pour un rien (traiter d'"annus horribilis" l'année où trois de ses quatre enfants se séparent/divorcent et où le château de Windsor brûle, elle chipote quand même !) et où le Prince Charles est visiblement un brin masochiste (préférer Camilla quand on a Diana dans son lit !). Il y a vraiment de quoi déprimer.
C'est pourquoi, ils ont trouvé une arme infaillible, un remède anti-déprime imparable : l'excentricité ! Ah, ça fait un bien fou, ça : et qu'on s'habille comme John Galliano pour les garçons ou Vivienne Westwood pour les filles (et inversement, ils n’ont vraiment peur de rien les anglais!) et qu'on déploie les chapeaux les plus absurdes dans des courses hippiques ultra-chics, et qu'on jardine tout nu parce que les "flowers love it !" (Véridique), et qu'on s'éclate aux fléchettes comme si sa vie en dépendait…Aaah, so British…
Et alors, quand il s'agit de nourriture, c'est bien simple, on atteint des sommets ! En me baladant dans les rayons de Fortnum&Mason il y a une petite quinzaine de cela, je suis tombée sur des friandises...un peu spéciales ! Au début, je trouvais ça joli, ces sucettes rectangulaires translucides, puis je me suis dit "tiens, c'est marrant, y' a comme des ch'tites saletés dedans..." et vérification faite, c'était...des fourmis ! Yes, my dear, de vraies fourmis mais pas n'importe lesquelles, attention, élevées dans une ferme en Chine ! Elles ont, parait-il un petit goût épicé très agréable. Et là, je commence en douceur, car figurez-vous que la compagnie anglaise Edible qui les commercialise nous propose des trucs hallucinants : des scorpions et des fourmis géantes au chocolat, des criquets au curry Thaï, des tarentules cuites au four (pas frites, donc diététiques, lol), des scorpions dans un toffee, excellentes pour les dents, car sans sucre ! Puis, il y a aussi des grains de café prédigérés par des sortes de furet ou des feuilles de thé sélectionnées avec soin par de grands singes dressés pour ça ! Si à tout hasard, vous auriez quelques difficultés à digérer tout cela -mais ça serait surprenant, nous les Froggies, on ne va pas se laisser impressionner par ces petites bagatelles anglaises- et bien ils ont la solution : le Gin aux vers de terre : soit vous les aspirez en même temps que vous buvez, soit vous les croquez après, car c’est bien connu, le meilleur pour la fin !! Il faut prendre le temps de lire les commentaires des produits sur le site car c' est pas possible, ça doit être du second degré, moi, j'étais morte de rire ! Ca doit être ça, l'humour anglais...
Excentriques, les anglais ? Non, je crois surtout qu'ils se fichent complètement de ce que nous, les continentaux, pouvons bien penser d'eux et ça, pour moi, c'est une super qualité !
Goûter bordélique british and scromptious
Une recette pour laquelle je me suis de nouveau amusé à détourner les produits Regents Park !
Ingrédients : 2 tranches de cherry and raisin cake d'environ 1,5cm d'épaisseur – 1 orange – 1 yaourt – 2càc de marmelade d'orange écorce fine – 2càs d'amandes effilées – 1càc de sucre en poudre – 25g de chocolat à croquer
Coupez le cake en petits cubes. Pelez les quartiers d'orange à vif, il faut donc enlever toutes les peaux entourant les quartiers. Hachez grossièrement le chocolat.
Mettez ensuite le sucre à fondre dans une poêle bien chaude et dès qu'il commence à caraméliser, ajouter les amandes, remuez, puis versez le tout, sur du papier sulfurisé en étalant bien.
Quand les amandes caramélisées sont froides, cassez-les en morceaux.
Ensuite il ne reste plus qu'à mélanger le tout, et à le napper avec le yaourt à votre goût.
Produit offert

Mais pourquoi, les anglais sont fous c'est prouvé… et les anglaises au fait ??? est-ce que je vous raconte ça…

PS : si vous avez des choses à dire sur la Grande Bretagne et l'envie de devenir rédac' chef ici, n'hésitez pas à me contacter ! Et la quinzaine anglaise reprendra de plus belle dès lundi !

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mercredi 21 octobre 2009

Comment un petit clic peut raconter toute une histoire... Venez jouer avec nous et les gâteaux d'enfance… concours photo !

Juste une petite pose (il y en aura d'autres d'ailleurs) pendant la quinzaine anglaise pour parler photo, photo culinaire…
La photo d'avant le blog ça se résumait pour moi à peu de chose. J'engueulais Marie deux fois les vacances parce qu'elle ne faisait pas assez de photos et… c'était tout. Il faut dire qu'avant le blog c'était encore le temps de l'argentique, le temps de ces étranges appareils avec du papier dedans et avec lesquels il n'y avait pas moyen de faire 32 587 photos pour attraper le tombé de la nouille juste juste au moment où elle tombe dans la sauce… non ça pas question, à moins de vouloir avoir son banquier en permanence sur son paillasson, les factures de développement entre les dents. En ce temps-là le clic était cher et raisonné, enfin on essayait de le raisonner en tout cas...
Et puis est arrivé le blog et le premier numérique, parce que le papier ne rentrait pas bien dans l'écran… et là je m'y suis collé à la photo de bouffe, comme pour les vacances quoi, sauf que là c'était deux fois par jour que j'engueulais Marie…
Dans le domaine de l'engueulade j'ai des capacités insoupçonnées ! d'un rien je peux faire la montagne… Que le grain de riz soit de travers, pas n'importe lequel ,LE grain de riz celui qui fait tout, enfin d'après moi, et je l'aurais voulu droit… et s'il avait été droit… Avec sa capacité habituelle, elle a supporté, supporté, supporté…
Et puis un jour alors que je lui faisais remarquer que les pépins de pomme était d'un nombre impair alors que j'étais dans ma période paire… elle m'a dit, écoute Chouchou les pépins y peuvent être douze ou soixante-dix-neuf, je m'en déturbanne le coquillard et là tout de suite maintenant à la seconde, tu vas te prendre TON putain d'appareil et TU vas te les faire TES putains de photos tout seul parce que sinon je sens que je vais faire des choses regrettables ! Elle a alors posé l'appareil avec la certitude du juste et m'a laissé là.
C'est comme ça que j'ai commencé à faire mes photos de bouffe…
Je dois dire qu'à ce moment-là j'ai vécu plus d'un moment de grande solitude pendant lesquels le flou et le loupé ont été mes compagnons de galère.
Puis, petit à petit l'oiseau a fait son nid fait de photos, petit à petit j'ai commencé à essayer de raconter des histoires avec les images, des histoires de bouffe forcément… parce que pour moi une photo c'est une histoire et une histoire que l'on peut raconter de mille manières, et toutes ne sont pas bonnes… Juste un diaphragme plus ou moins ouvert et un monde s'éteint ou s'éclaire comme le montre bien les deux photos de chouquettes réalisées un jour d'atelier chez Isabelle en compagnie de Pascale.
Et c'est ce même jour qu'est née l'idée et l'envie d'un concours de photo commun que nous organisons donc dès maintenant Pascale, Isabelle Rozenbaum et moi… Et maintenant je vous dis tout du pourquoi et du comment…
Nous avons choisi de vous proposer de photographier des Gâteaux d’enfance, qui sera donc le thème de notre petit concours et pour le reste…
Comment participer ?
Si vous avez un blog, publiez votre photo (et éventuellement la recette) en précisant que vous participez au concours de photo culinaire organisé par Isabelle de l’Oreille culinaire, Pascale de C'est moi qui l'ai fait ! et moi-même.
Envoyez votre photo à Isabelle
(isabelle@rozenbaum.com). Le format doit être JPEG et la taille de 500 pixels en 72 DPI environ ( si besoin de précisions, envoyer un mail à l’adresse d’Isabelle).

Si vous n’avez pas de blog, envoyez simplement votre photo à Isabelle avec vos coordonnées.
Quand ?
Envoyer votre photo avant le 1er décembre, minuit.
Le jury, constitué d’Isabelle, de Pascale et de moi, choisira 3 photos que nous publierons sur nos blogs respectifs mi -décembre. Et quelques prix viendrons saluer ces gagnants.
1er prix : un atelier photo chez Isabelle en 2010
2 ème prix : 3 ustensiles en inox (zesteur, coupe pomme et rasoir à légumes)
3 ème prix : 3 livres de cuisine « Inde », « Slunch » et « Apéritif dinatoire »
C'est prix seront remis chez Isabelle (Paris 20e) lors d'une petite rencontre amicale, ou seront envoyés à ceux qui ne pourront pas venir.
Et je n'ai pas résisté à l'envie de vous faire partager le gâteau d'enfance de Marie, que j'ai un peu revisité...
Petits quat'e qua't à l'orange
Ingrédients : 3 œufs (190g) – 190g de beurre – 190g de cassonade (sucre roux) - 190g de farine – 1pincée de levure chimique – le zeste d'une demi-orange -le jus de 2 oranges – 3càs bien pleines de sucre en poudre – 2càs de Cointreau
Commencez par mettre le jus d'orange, le sucre en poudre et le Cointreau dans une petite casserole et faites réduire à feu moyen jusqu'à obtenir un mélange sirupeux. N'hésitez pas à écumer pendant la cuisson.
Séparez les jaunes et les blancs des œufs, puis battez en neige bien ferme les blancs.
Mettez les jaunes et la cassonade dans un saladier et battez le tout jusqu'à obtenir un mélange bien onctueux. Ajoutez le beurre qui doit être bien mou et battez de nouveau. Ajoutez enfin la farine et la levure et mélangez une dernière fois.
Ajoutez la moitié des blancs en neige et remuez vivement, ajoutez la deuxième moitié et mélangez cette fois délicatement. Ajoutez le zeste d'orange et 1 ou 2 càs du sirop d'orange. Mélangez et versez dans des moules à pudding largement beurrés ou des cagettes.
Enfournez à 180° pendant environ 30 à 35 minutes.
Quand les quat'e qua't sont cuits répartissez dessus le sirop et quelques petits zests d'orange, mangez tiède avec un petit tasse de thé…

Mais pourquoi, Toooo beeee orrrr not tooooo beeee… je me demande si je ne force pas un chouille sur le côté Sarah Bernhardt moi… est-ce que je vous raconte ça…

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